HOME | Associazione | Appartamenti | Viaggi | Accademia | Spettacoli | Galleria d'arte | Teatro della Rosa | Festival
TEATRO DELLA ROSA

VENDITRICI AMBULANTI

(Marchands ambulants)

teatroconcerto

avec

Chiara Mattioli                - une femme qui chante (Soprane)
Patrizia Amoretti               - une femme qui chante (Soprane)
Gianna Deidda                  - une femme qui raconte

Franco Cecchini                - un homme qui danse
Sabrina Moretti                - une femme qui danse
Paolo Filidei                   - Pianiste

„Mon devoir a été de chanter la musique de Weill, comme elle me venait, instinctivement, et puis de rassembler ses manuscrits, éparpillés dans le monde entier, année après année, dans une recherche assidue, et de les porter et de les faire porter devant un public, le mieux possible, toujours convaincu qu’après tout, la musique de Weill soit la seule source valable pour la compréhension de sa personne.“

Lotte Lenya 

„Théâtre musical et politique étaient pour Weill indissociablement liés l’un à l’autre. Il conçoit son travail comme une tentative de vérifier, sur le plan du théâtre musical le niveau de conscience du public... Il voulait mettre devant les yeux de la partie éveillé de ce public la nécessité toujours plus urgente d’une transformation sociale.“

Gottfried Wagner

La pièce propose un voyage dans la musique de Kurt Weill à travers les personnages féminins de son oeuvre. Mais aussi un voyage dans sa vie et dans l’histoire de l’Europe de la première partie du 20ème siècle. A travers les souvenirs de Lotte Lenya, compagne et interprète de la musique de Weill, dans les fragments de lettres et de journaux intimes apparaît le témoignage d’une vie où les événements politiques se mélangent aux anecdotes personnelles et la fuite des intellectuels allemands à travers l’Allemagne et la France jusqu’à Hollywood s’entremêle avec l’histoire passé et présente de l’émigration par nécessité: Tous, par nécessité, vendeurs ambulants aux coins des rues. Que chantent les vendeurs ambulants, qu’est-ce qu’ils vendent? Il racontent des histoires de vie ratés, de voyage dans des villes détruites, de commerce...

Ils vendent ce qu’ils possèdent. „Nous sommes deux filles qui vendent à qui veut... on ne fait pas d’histoire... car pour l’homme comme pour le marché compte plus l’apparence que la valeur morale...

La vie quotidienne est pareille pour tout le monde: on mange, on boit, on dort, on aime, on vend l’amour, on achète l’amour, on se dispute pour l’amour, on construit une maison, on gagne des sous,... le soir on se démaquille racontant au miroir le reste du future, on rit, on pleure, on attend un bateau...

Une chambre, ou une cour, est le théâtre de ces histoires des perdants et des portes latérales amènent à d’autres histoires

Deux femmes qui chantent, un homme qui danse: le client, le protecteur, l’amant, le criminel à la Mackie Messer, le meurtrier par intérêt ou par passion, l’homme objet, l’objet de l’amour, tout à la fois?

Et puis la musique, légère et pleine de dissonances, qui montre le regard de Kurt Weill, tragique sans être rhétorique, passionnel et divertissante. „Les vainqueurs perdent, et les perdants gagnent.“ Vrais ou faux, les défaites font comme si!

Kurt Weill

Weill dut vivre en tant que juif dans la république de Weimar, qui assumait toujours plus de connotations fascistes. La parole d’ordre de Goebbels, „Kulturbolschewismus“, devint toujours plus une menace personnelle

Voici s’exprime le Lexikon der Juden in der Musik: „Weill Kurt (Curt) Julian, Dessau 2.3.1900. Le nom de ce compositeur est intimement lié aux pires dégradations de notre art. Dans les travaux dramatiques de Weill se manifestent ouvertement et sans retenu l’orientation anarchique-judaïque.“

 

Avec l’arrivée au pouvoir d’ Hitler, le 30 janvier 1933, tout séjour dans l’Allemagne nazie n’était plus possible pour les compositeurs juifs. Le 21 février 1933 la SA provoquait à Magdebourg à l’occasion de la seconde représentation de „Der Silbersee“ un scandale de théâtre, auquel suivait le 3 mars à Leipzig la suspension de toutes les représentations de cette pièce.

 

Le 21 mars 1933, Weill quitte l’Allemagne pour Paris, première étape de son émigration. Ici naissent „Les sept péchés capitaux“ (dernière collaboration avec Brecht), „Marie Galante“, „A Kingdom for a Cow“ et „Der Weg der Verheissung“. En septembre 1935 Weill arrive à New York, deuxième étape de son émigration. Ici naissent les travaux dramatiques américains, de „Johnny Johnson“, un drame antimilitaire, jusqu’à „Lost in the star“, qui traite le thème du racisme envers les noirs des Etats Unis.

 

Le spectacle a débuté dans une première version en avril 2002 à l’occasion de l’initiative „Pour voix de femme“, organisé par l’Ass. Corale Guido Monaco de Livourne.

 

Autres représentations:

 

Programme estivale organisé par l’ACCADEMIA LIBERA NATURA E CULTURA (Ass. MARCO POLO), Querceto (Pi); juillet 2002

 

Teatro Verde, Monte S. Savino (AR), 7 marzo 2003

 

Notes techniques:

Langue : Les chants sont en allemand, français et anglais. Le texte peut être en français ou en italien.

Espace min. 6 x 6 m (sol adapté pour la danse)

Le spectacle peut être présenté aussi bien dans un théâtre classique que dans un espace non-théâtral. Dans ce cas une adaptation du spectacle est nécessaire. Les conditions doivent être revues à chaque fois.

Le temps de montage varie selon l’espace scénique, il est de tout manière nécessaire, d’avoir l’espace scénique à disposition au moins deux heures avant la représentation.

Temps de démontage: environ une heure

L’organisateur doit mettre un piano à disposition.

Publique: adultes